Qu’est-ce qu’un théâtre-forum ? (mars 2024)

Le théâtre-forum présente une situation de départ, tirée de la vie quotidienne: où est-ce que cela se passe ? Qui sont les protagonistes ? Quel est le conflit ? Quel est l’enjeu ? Le théâtre-forum permet ensuite, à ceux qui le souhaitent, de venir dans l’espace de jeu et de prendre un rôle pour proposer un changement de la situation exposée. Les conséquences possibles sont examinées et soupesées. Les points de vue se confrontent. Chacun est libre d’exprimer son point de vue. D’alternatives en conséquences, le groupe transforme l’histoire, prend conscience qu’il ne s’agit pas d’une fatalité, teste les effets de son action sur les autres et le monde.

Arc en Ciel Théâtre

Le Théâtre Forum (projet repoussé)

Description du « Chemin pour le climat » prévu pour être discuté dans le Théâtre-Forum du 3 avril 2024 à l’Académie du Climat et qui a été finalement repoussé.

Constatant le besoin impératif de lutter contre le dérèglement climatique, ce qui ne peut se faire qu’à travers un mouvement de masse, nous proposons un chemin concret. Nous considérons comme acquises les connaissances essentielles telles que la nécessité d’arrêter les émissions de CO2 et donc d’abandonner les énergies fossiles qui représentent aujourd’hui 60% de notre approvisionnement en énergie. Notre démarche, d’une grande faisabilité pratique, se fonde sur la constatation qu’il est possible d’estimer nos émissions de CO2 en ne mesurant que la consommation d’énergie totale de chacun (en kWh).

Comment ? L’approche préconise pour l’essentiel que chaque consommateur fasse l’objet d’une mesure automatique par les banques et les services de l’État de sa consommation d’énergie totale, donc y compris l’énergie nécessaire pour fabriquer les objets et les services qu’il a consommés. La mise en place des mécanismes nécessaires pour cette mesure automatique peut assez facilement être réalisée sous l’autorité de l’État.

Ensuite, à chacun de prendre conscience de sa propre consommation totale et des évolutions rendues nécessaires par la protection du climat.

Il est souhaitable d’obtenir une volonté collective pour adopter ce chemin de connaissance individuelle. C’est possible, si on considère le contexte négatif actuel concernant la consommation, avec des contraintes autoritaires sur certains gestes face à une liberté et une non-responsabilité totale liées à l’anonymat des échanges commerciaux. Cette situation montre aujourd’hui une faible efficacité.

Les énergies propres et sales sont deux « matières » différentes qui peuvent être suivies en comptabilité, même si elles sont physiquement mélangées. C’est sur cette quantité d’énergie sale que devront peser les efforts futurs. Au départ, l’État peut surveiller les quantités produites d’énergies propres et sales et attribuer à chacun des consommateurs la même proportion de l’une et de l’autre.

Dans un but de justice et de motivation chacun doit pouvoir comparer sa situation et ses efforts avec ceux des autres citoyens et avec les objectifs. Les objectifs d’évolutions doivent être décidées collectivement en fonction de leur conséquence sur le climat.

Indirectement, la sobriété nécessaire du consommateur entraînera celle des fournisseurs et des fabricants.  Il s’en suivra une réduction généralisée, volontaire et progressive des consommations totales d’énergie. A quantités d’énergies propres inchangées ou en augmentation, ces réductions de la consommation totale permettront de réduire les quantités d’énergies sales.

Il est clair que ce début de chemin n’a pas pour but final d’aboutir à une quelconque autorité coercitive ou punitive. Celle-ci n’aurait de toute façon aucune chance d’aboutir tant que la grande majorité de la population n’a pas été familiarisée avec les raisonnements intellectuels et l’information chiffrée nécessaires pour lui permettre de prendre conscience du grand niveau de contrainte qu’exerce la nécessité climatique sur son approvisionnement en énergie et donc finalement sur sa vie quotidienne.

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